O Rage!

En elle et autour d’elle, l’orage gronde!

Myriades d’étincelles électriques

Force de persuasion

Eloquence de la parole tenue, bridée, puis laissée ivre, sans lien ni laisse

Abandonnée, sans collier, plus personne à aimer

Etau, cet étau lui enserre la tête,

Autour d’elle tout se trouble, à l’horizon

La vague qui se lève,

Engloutit les derniers frissons

Inexorable, l’éclair surgit,

S’infiltre en elle par tous les interstices

De sa peau mouillée, s’approprie son corps.

Les éléments se déchainent,

La prennent et la trainent

La tête sous l’eau, vague après vague,

Suffocante,

Haletante,

Laissée plus morte que vive.

Un coup de tonnerre fait voler en éclat

Les murs de sa raison

Un fragment se détache, elle est touchée là

En plein coeur.

L’orage est passé.

Mais la tempête a laissé des traces

Indélébile, comme l’encre fait une tache dans la mer.

Isabelle-Charlotte-Jarre2014orage

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